- un salaire minimum dans chaque pays européen pour stopper les délocalisations ;
- une "clause de progrès social" pour qu'aucune directive ne puisse affaiblir nos droits sociaux ;
- une directive pour empêcher les licenciements boursiers
Les fausses promesses de la droite
«En conservant les avantages du Traité de Lisbonne et de la Charte des droits fondamentaux, nous renforçons l'importance des droits des travailleurs et du rôle joué par tous les différents syndicats agissant à travers l'Europe ....»
La vérité sur son action
Alors que le PPE se vante de défendre les droits des travailleurs et des syndicats européens,leurs actions durant cettemandature prouvent le contraire.Le débat «sur la directive services» ou «directive Bolkestein » est un premier exemple : le PPE soutenait l'ouverture dumarché des services pour les entreprises appliquant uniquement la législation et les conventions collectives sur les salaires du pays d'origine.C'est l'application du fameux principe du pays d'origine.Ce qui aurait eu pour conséquence directe de provoquer l'installation de ces compagnies dans les États pratiquant les plus bas salaires et les standards sociaux lesmoins élevés créant ainsi un « dumping social ». Les socialistes européens, avec l'appui d'autres organisations,des syndicats et représentants de la société civile,se sont opposés avec succès à cette tentative en obtenant unemajorité en faveur de l'application de la législation du pays où l'entreprise opère.
Le PPE s'oppose également au PSE dans ses efforts visant à renforcer les droits des travailleurs et des syndicats dans l'Union européenne. Plusieurs arrêts récents de la Cour européenne de justice (affaires Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg) remettent en cause les conventions collectives et les droits des travailleurs.
Le Parti socialiste européen réclame une révision de la législation européenne afin de garantir un salaire égal à travail égal et le respect des accords issus des conventions collectives par secteur.Un rapport du Parlement européen rédigé par le socialiste Jan Andersson et soutenu fortement par tous les syndicats reprend cette proposition,mais la Commission Barroso,àmajorité de droite, a refusé d'y répondre en proposant une nouvelle directive sur les travailleurs détachés.
Zoom sur : Les leçons du modèle danois
Solidarité
Pour redresser le pays, le gouvernement social-démocrate mise alors sur une réforme du marché de l'emploi visant à restaurer les droits et devoirs des demandeurs d'emploi. Ces derniers se voient ainsi accorder des indemnisations élevées, calculées en fonction de leur salaire annuel de base (90 % pour les salaires allant jusqu'à 2 250 euros mensuels, 50 % environ pour ceux supérieurs à 3 935 euros). D'autre part, ils bénéficient d'une aide efficace dans leurs démarches de retour à l'emploi par le biais de formations, stages, contrats aidés... Certaines formations et autres cours sont dispensés par les syndicats eux-mêmes qui jouent un rôle prépondérant dans ce système. Les résultats sont au rendezvous : le taux de chômage passe de 12 à 5 %. 200 000 emplois sont créés. Ces chiffres sont parmi les meilleurs d'Europe. Là où la droite persiste à liquider les acquis sociaux, les sociaux-démocrates ont compris que la solidarité et le progrès social sont les meilleurs garants d'un développement économique qui profite à tous. Voilà pourquoi ils en font une priorité.
Elisabeth Philippe